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Savoir lire une étiquette

Oleastro Bonamini Della Fazia
Bien au-delà de l’engouement actuel pour les aliments authentiques, vous aurez donc compris pourquoi nous attachons une telle importance à l’origine du « terroir » des olives et de l’huile : selon le relief, le climat, la variété des fruits, la taille des arbres et le savoir-faire des oléiculteurs, l’huile aura un goût, une couleur, une texture et un parfum radicalement différents.
Il faut donc s’orienter vers une huile d’olive vierge extra qui est considérée comme la meilleure, et si possible une huile d’olive vierge extra AOP (DOP ou DO) car elle est beaucoup plus fidèle à la notion de terroir. Toutes les étapes de production ont lieu dans la même région. C’est une garantie de qualité très fiable pour le consommateur. Contrairement à l’IGP, par exemple, une huile d’olive extra vierge IGP pourrait se fabriquer dans une région, avec le savoir-faire local, mais avec des ingrédients (ex. des olives) qui ne proviennent pas obligatoirement de la région.

Attention aux étiquettes

Les arnaques à l’huile d’olive. C’est le produit alimentaire dont il faut le plus se méfier. Faute de transparence, le consommateur pendant des années a été roulé.
Jusqu’en novembre 2001, l’étiquette ne prenait pas en compte l’origine des olives mais seulement le moulin où elles étaient pressées. Ainsi, un moulin pouvait acheter des olives à un faible coût dans les pays du Maghreb ou en Espagne et coller une belle étiquette dans une belle bouteille en indiquant « huile du Var » ou « huile de Toscane ». C’est-à-dire que le consommateur pensait acheter une huile de terroir d’une région bien déterminée, en réalité il achetait une huile d’olive qui venait d’un mélange d’olives de différentes provenances. Cela rendait bien service aux grandes marques vendues en supermarché, étant donné qu’il n’était pas obligatoire d’indiquer sur la bouteille que l’huile était issue d’un mélange d’olives de plusieurs pays.
Conséquence l’huile d’olive vierge extra des productions artisanales ont souffert d’une crédibilité par rapport à la différence de prix qu’il pouvait exister entre une huile d’olive vierge extra de grande surface et celui d’un petit producteur. Le consommateur ne comprenait pas pourquoi il trouvait des prix aussi différents entre des huiles d’olive vierge extra provenant d’une même région (tout simplement c’est que les huiles de grandes surfaces sont des huiles d’importation ou d’olives mélangées de différents pays).
Depuis novembre 2001, la législation européenne a changé. Maintenant, c’est l’origine des olives qui doit être indiquée sur l’étiquette et non le lieu de fabrication. Mais, la loi reste encore floue, car cette indication précieuse n’est pas obligatoire !!! Il est évident que la plupart des grandes marques et des moulins qui font des mélanges évitent de donner des précisions. C’est pourquoi, le consommateur doit faire attention aux étiquettes.

Si l’étiquette ne mentionne aucune précision, il s’agit donc d’olives provenant de différents pays. Il peut y avoir des indications, souvent très discrète comme par exemple « produit CEE ». Si une huile bénéficie d’une appellation d’origine, l’étiquette le mentionnera clairement (AOP, DOP, DO, AOC, DOC).
En espérant qu’il y ait une évolution de la législation européenne en faveur d’une indication précise de la provenance des olives. Cela faciliterait la lecture des étiquettes pour les consommateurs mais risquerait de gêner les grandes marques de grandes surfaces….